Chrysogone DIANGOUAYA est
né en 1967 au Congo Brazzaville. Précurseur confirmé de la danse
contemporaine dans son pays, il
y développe différentes actions innovantes.
Il fonde en 1992 le Centre d’Expression Corporelle, d’Art Dramatique, de Contes, de Percussions et Chants Africains, qui lui permet dans le cadre de ses recherches de créer sa propre technique d'expression contemporaine (basée sur les danses traditionnelles africaines et les mouvements naturels du corps) et de donner naissance à la 1ère compagnie de danse contemporaine congolaise : le Ballet-Théâtre Monana. En 1994, il crée l’A.J.C., Association des Jeunes Créateurs de Brazzaville dont le but est d’aider à la maturation des jeunes talents et de les faire connaître au grand public ; en 1996, il est à l’initiative du premier Festival chorégraphique de Brazzaville, « Mabina Danse » qui impulsera l’émergence de nombreuses compagnies.
Parmi les nombreuses
créations du Ballet-Théâtre Monana :
. 1993 : Le Sacre et le Sang,
Ballet-théâtre créé au Centre
Culturel Français de Brazzaville.
. 1995 : Noix de coco, Ballet-théâtre
créé au Festival International de Théâtre des Établissements Scolaires à
Brazzaville ;
Koklomdumn, Ballet contemporain africain, sélecionné aux
Rencontres chorégraphiques de Bagnolet et qui obtient le 1er prix d'Afrique en
création (sélection nationale de "L'Homme", extrait de
Koklomdumn)
. 1996 : Wumuka,
Ballet contemporain africain
.
1997 : Niheli Niheli, Ballet
contemporain africain
.
1999 : Noir et blanc, Ballet
contemporain africain
Le Congo étant
ravagé par la guerre dès 1998, Chrysogone
Diangouaya, part à la rencontre du continent européen et perfectionne
sa technique auprès de nombreux chorégraphes (Germaine
Acogny, Carlos Orta, Avi
Kaiser, Louise Burn, Elsa
Wolliastion…). Il danse pour Suzanne Linke (Allemagne) dans Le
Coq est mort, notamment au Théâtre de
Depuis cinq ans,
Chrysogone Diangouaya continue son œuvre de chorégraphe dans le cadre de sa
compagnie parisienne Monana et mène
de multiples actions artistiques et socio-culturelles (stages
auprès de publics sensibles, animations à partir de contes
animés destinées à tous les publics, …) tout en cherchant à
promouvoir et diffuser la culture africaine.